Attention, sens chronologique  (le dernıer article a le chiffre de page le plus grand)
Traductions du blog



Oui, je porte des sandales, uniquement des sandales, en tous lieux et par tous les temps.


ET, quand l'idées leurs a prise de faire le tour du monde, j ai bien dû suivre.


Enfin pour l'instant, nous ne sommes pas encore partis, mes sandales, mon co-traveler Alexandre et moi-même. Le "grand" départ est prévu début août, ça laisse le temps de se préparer. A ce propos, je viens de faire les vaccins (fièvre jaune, DTpolio (oui, pas a jour), hépatite A, typhoïde et tétanos) et le rappel est dans un mois, (le 20 juin) pour l'un et dans trois moi pour un autre. Je serais déjà parti et ce sera a faire "sur la route".


Pourtant, j'ai l'impression que le voyage a déjà commence : plus de voiture (merci a la fourrière de Montpellier de m'avoir aide a me séparer de ce polluant et encombrant objet), plus d'appartement (et tous les abonnements/factures qui vont avec).....je me sens léger et libre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


J'habite pour l'instant chez alex (mon co-traveler, vous vous souvenez?)  qui petit a petit est en train de vendre tout ce qu'il y a chez lui et donc ça devient "ambiance camping a domicile". C'est fun, mais ça génère plein de petits soucis quotidiens. Pourtant je suis le mieux place possible pour comprendre ce qui ce passe, je viens de faire la même chose chez moi, depuis 2 mois.


Comme je ne suis pas un "vendeur", j'ai fini sur le site donnons.org (très bon site par ailleurs) qui m'a permis de vider mon appartement en une seule journée. Mon voisin en a bénéficié lui aussi et on peut voir ci-contre la photo de mon "couch"  dans son appartement. 


"couch" c'est canapé
en anglais et ce mot va être important pour
moi, est, dès a présent, très important......mais cela fera l objet d un autre article.


Discover Georges Moustaki!
Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 23:28
- Par bruno LAURENT - Publié dans : test
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Découvrir le CouchSurfing...

Non, le CouchSurfing n’est pas le dernier sport de glisse à la mode... Cet article vise à présenter ce concept d’échange d’hospitalité à un public qui n’en aurait pas forcément entendu parler autrement.

Les anglophones confirmés prétendent que "CouchSurfing" signifie littéralement "surf sur canapé", ce qui, bien que correct, ne permet pas une appréhension immédiate de ce qui se cache derrière ce vocable. D’où l’idée d’écrire cet article.

Un concept innovant... ou pas !

En fait, l’idée est d’utiliser internet pour mettre en relation des voyageurs qui cherchent un hébergement gratuit chez l’habitant et des habitants intéressés pour héberger gratuitement des voyageurs de passage. Implicitement, le couchsurfeur-voyageur en vacances sera vraisemblablement un couchsurfeur-hébergeur une fois rentré chez lui, et réciproquement. Tout se fait de façon très simple : il suffit de s’inscrire sur le site internet du CouchSurfing Project et de remplir son profil en précisant, entre autres détails, où l’on habite et le nombre de canapés, hamacs ou lits disponibles chez soi pour héberger des personnes à la bonne franquette... Une fois inscrit, rien ne nous engage à quoi que ce soit : on reçoit des demandes d’hébergement que l’on peut refuser, et l’on peut rechercher et contacter les membres susceptibles de nous héberger lors de nos déplacements.

Le principe de créer un réseau d’hébergement gratuit chez l’habitant n’est pas réellement nouveau, puisque dès 1949, l’ONG Servas International en a fait un de ses buts principaux, et a dû vraisemblablement éditer sur papier des catalogues d’adresse pendant de nombreuses années. Ce qui est intéressant dans le CouchSurfing Project est que l’efficacité d’un tel réseau est décuplée par l’utilisation d’un outil aussi puissant qu’internet, qui trouve ici une utilisation digne des espérances les plus utopiques que ce médium avait su créer en sa prime jeunesse. Il est à noter que d’autres sites semblent fonctionner selon un principe identique : BeWelcome (disponible en français), Hospitality Club et Global Freeloaders. Notons aussi, pour tendre vers l’exhaustivité et parce que c’est susceptible d’intéresser les lecteurs méritants qui n’auraient pas encore décroché, que ce concept est proche de celui des WWOOF, qui est un service de travailleurs volontaires dans des fermes bio.

Derrière le concept, une certaine vision du monde...  

Vous l’aurez compris, cette initiative s’inscrit en marge du monde marchand, et fait appel à des notions telles que l’hospitalité, la générosité, la confiance, l’ouverture aux autres, l’échange désintéressé, dont on se dit qu’elles sont parfois mises à mal dans l’évolution de nos sociétés vers un matérialisme et un individualisme toujours plus grands.

Du point de vue de celui qui se fait héberger, le CouchSurfing est un moyen de voyager en découvrant la contrée visitée au contact de ses habitants. Le voyage devient un moment de rencontre, d’échange, à l’opposé des pratiques touristiques "à la japonaise" (les capitales d’Europe en une semaine : un bel album photo à la clé), "à l’allemande" (grill-party sur la Costa Brava : et même une paëlla de temps en temps) ou "à la française" (tour - très - organisé en Birmanie : l’exotisme à travers les vitres du bus). On me pardonnera, j’espère, cette typologie hasardeuse et improvisée, assurément réductrice, que j’utilise plus par facilité que pour froisser les sensibilités de telle ou telle nation.

Du point de vue de l’hébergeur, c’est l’occasion de rencontrer des voyageurs souvent intéressants, parfois exceptionnels, venant d’horizons variés, et qui feront autant de points de chute potentiels pour des pérégrinations futures. C’est aussi un moyen de se rendre utile en aidant à démontrer qu’il est possible de voyager en étant fauché, la combinaison autostop-CouchSurfing étant alors particulièrement recommandée.

Dans les deux cas, le CouchSurfing peut être vu non seulement comme une source de plaisir personnel immédiat, mais aussi comme un acte militant et symbolique : un moyen de lutte et de résistance contre la marchandisation du monde et le délabrement des rapports humains. (Mais peut-on encore écrire ce genre d’insanité de nos jours sans se faire traiter de sale bobo staliniste par des commentateurs aigris ?)

Quelques chiffres

Le CouchSurfing Project est en plein essor, à en croire les statistiques données sur le site internet, avec environ 10 000 nouveaux membres par semaine, un nombre qui ne cesse d’augmenter. A l’heure de la rédaction de cet article, cette communauté virtuelle rassemble 820 370 couchsurfeurs répartis dans 43 783 villes de 231 pays, et parlant 1 198 langues. En France, nous sommes 52 578, Paris étant la première ville du monde par son nombre de couchsurfeurs avec près de 15 397 membres, suivis de Londres  et Montréal !

Critiques ou objections

Bien sûr, du fait du moyen de mise en contact (internet) et de la fracture numérique que connaît notre planète, il est difficile de prétendre que le CouchSurfing permettrait de voyager au plus près des populations locales dans les pays où le niveau de vie ne rend possible l’accès à internet qu’à une élite restreinte. L’un des objectifs utopiques du projet, qui consiste à rapprocher les peuples et faciliter les échanges entre les cultures, est donc sérieusement limité par cet aspect. C’est regrettable, mais on ne peut pas légitimement imputer aux instigateurs de ce projet la responsabilité de cette limite, celle-ci étant liée à des phénomènes qui dépassent de loin leur sphère d’influence.

Une autre critique que l’on peut faire concerne la pyramide des âges des couchsurfeurs. En effet, avec un âge moyen de 26 ans, on ne peut pas dire que cette communauté soit représentative des sociétés dont elle est issue : 46,4 % des membres ont moins de 24 ans, le pourcentage de chaque tranche d’âge décroissant à mesure que l’âge augmente. On pourrait donc reprocher à ce projet une sorte de jeunisme ou de racisme anti-vieux latent. Mais les explications de ce déséquilibre sont bien plus simple : à mesure que l’on vieillit, nos exigences en terme de confort ont tendance à augmenter en même temps que notre pouvoir d’achat, et il est également difficile de trouver des couchsurfeurs capables d’héberger une famille entière. Le recours à internet crée également un biais par rapport à cet âge moyen.

Enfin, certains économistes encore convaincus du bien-fondé de la recherche de la croissance à tout prix, en dépit de ses limites évidentes, sauront aussi y aller de leur petit couplet contre le CouchSurfing, arguant que ces échanges de services sans contrepartie financière sont mauvais pour l’économie (car "pas d’échange d’argent" implique "pas de croissance") et pour l’emploi (car ils font de la concurrence aux hôteliers). On peut répondre à cette critique de deux manières. La première serait de dire que les personnes qui font du CouchSurfing sont des personnes qui de toute façon ne voyageraient pas en dehors de ce cadre, pour des raisons financières ou parce qu’elles ne sont pas intéressées par les formes classiques de tourisme. La deuxième répartie est un peu plus subversive, puisqu’elle consiste à prétendre que ce manque de croissance à gagner serait, en vérité, non pas une conséquence regrettable de ce système, mais un effet recherché. En principe, si les gens arrivent à s’organiser en s’échangeant des services sans faire intervenir l’argent, on peut penser que l’emploi salarié perd de sa nécessité. Je vois ainsi dans le CouchSurfing une parenté certaine avec ce que l’on appelle les SEL, ou Systèmes d’Echange Locaux, sur lesquels le lecteur consciencieux ne manquera pas de se documenter.

J’espère, par cet article, avoir donné envie à de nombreux lecteurs de participer à ce CouchSurfing Project, et plus spécialement aux classes d’âge encore sous-représentées. Je précise que, comme beaucoup d’expériences enrichissantes, le plus dur est de franchir le pas la première fois : surmonter ses appréhensions et se lancer. Pour ma part, je viens tout juste d’héberger mes deux premiers couchsurfeurs qui, j’en suis sûr, ne sont que les premiers d’une longue série.

 

par Z sur agoravox.fr

 

Et cet autre excellent article

Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 00:11
- Par bruno LAURENT
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